Deux journées de tournage à l’Atelier du Nombre d’Or de Bruno Toupry, dans le 11ème arrondissement de Paris, m’ont permis de réaliser un film sur ce savoir-faire incroyable. Ce film a été projeté dans le cadre de l’exposition « Très’Ors, A Golden Way Of Life » à Macao, dans le cadre du festival du French May.

Bruno Toupry a appris son art chez des maîtres artisans doreur à la feuille et par des cours de dessin d’ornement à l’école Boulle. Fort de cet apprentissage, il s’installe comme restaurateur de mobiliers dorés et polychromés du XVII et XVIIIème siècle en 2005.

Il utilise maintenant ce capital de savoir qui lui permet de maîtriser la création de ses œuvres en faisant appel aux techniques traditionnelles liées à la laque et la dorure. En tant que Maître artisan, sa passion pour les motifs floraux polymorphes et symboliques français du 17e et 18e siècle a commencé il y a plus de vingt ans. Celle-ci lui a permis de pénétrer un monde initiatique remontant à l’Antiquité, à la composition artistique reposant sur des codes spécifiques universels. Son entreprise s’est donc appelée tout naturellement “Atelier du nombre d’or” dont il est le disciple.

Son atelier se situe Cour de l’Industrie au cœur du 11e arrondissement parisien, dans un pôle artistique appartenant à la mairie de Paris. Une quarantaine d’artisans d’art et artistes y travaillent au quotidien dans une émulation d’échange et de partage dans la tradition du Faubourg Saint-Antoine. Il travaille en collaboration avec des artistes et artisans ayant les mêmes valeurs.

Son engouement lui a tout d’abord fait découvrir les feuilles d’acanthes, de chêne, de laurier, de houx, les rinceaux, les fleurettes, les boutons de roses, les pâquerettes, les raies-de- cœur, les feuilles d’eau, et leurs codes dans la célèbre école Boulle à Paris. Après une pratique de vingt ans, durant laquelle des centaines de mobiliers sont passés entre ses mains pour être restaurés, il lui apparaît évident que les auteurs de ces chef-d’œuvres avaient baigné dans une émulation créative consciente ou non.

Je le remercie vivement pour son accueil, ainsi que sa femme Aline Christine Putot-Toupry.

Nicolas Patrzynski

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